12 mai 2015

Œil pour œil...

Il cogne sec, fort, dur sur le cuir du sac. Ses doigts saignent parce qu'il n'y connaît rien ; le gérant de la salle lui pose une main franche sur l'épaule. Lui, frappe encore, et encore. Les larmes coulent le long de ses joues et la morve suinte sans retenue. Sa respiration est rauque : s'il ne sait pas cogner, il ne sait pas non plus gérer son souffle. Il donne des coups à s'en faire mal, jusqu'à en crever de rage et de douleur, jusqu'à ce que son corps le lâche et cesse de lui résister, cesse de devenir un poids pour lui.... [Lire la suite]
Posté par March Hare à 01:47 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

08 mai 2015

Libération

Accrochée aux barreaux comme un animal en cage, elle scrutait rageusement la foule qui la montrait du doigt : la créature, mi-homme mi-bête, les vêtements en haillons et la gueule salivante, laissa s'échapper un hûrlement qui glaça l'assistance. Toutes et tous furent tétanisés, pris dans l'indicible peur d'une mort imminente et tout à la fois dans l'envie pressante de regarder. Rien ne serait plus comme avant dans cette petite ville dortoir de Seine-et-Marne ; rien ne subsisterait de cette douceur de vivre qui parcourait autrefois les... [Lire la suite]
Posté par March Hare à 23:08 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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