Voilà trois prénoms qui m'évoquent tellement de choses que je pourrais disserter des heures sur les liens qu'ils peuvent avoir entre eux. Alice et moi, on se connaît depuis que je suis gosse ; je crois qu'on s'amuse bien à évoluer dans ce monde fait de nonsenses. Plus tard, j'ai croisé la route - jaune, la route - de Dorothy, cherchant dans un monde en technicolor un retour à son Kansas natal. Entre temps, j'ai eu la chance de percevoir la frêle silouhette d'une Chihiro, tremblante et forte sur ses petites jambes de petite fille-adulte. Aujourd'hui je regarde autour de moi et constate avec amusement que ces trois prénoms me suivent joyeusement : quelques éditions d'un même livre, des images sur un écran, des jaquettes de DVD. Trois prénoms, pour trois univers et trois caractères qui pourtant s'imbriquent parfaitement dans mon esprit pour former un tout protecteur et chaleureux ; une sorte de gros Totoro distributeur de bonbons à nostalgie positive et à jeunesse naïve ; un bisou sur le bobo ; une chanson douce que me chantait ma maman. Un article un peu particulier donc, un article pour parler de ces trois petits bouts de moi qui me suivent dans mes errances et veillent à ce que je ne m'écarte pas trop trop du chemin qui traverse la dangeureuse forêt...

 

Alice

"A ce moment précis, elle entendit un clapotis dans la mare, à peu de distance, et elle nagea de ce côté-là pour voir de quoi il s'agissait [...]"

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Il y a une curiosité maladive chez Alice qui sert de moteur à l'intrigue : c'est cette curiosité qui pousse la jeune anglaise à suivre le lapin blanc et à aller toujours plus avant, faisant se produire des événements divers et variés au hasard de ses rencontres. Alice ne veut pas (et ne peut pas) revenir en arrière et cherche en permanence à tracer son propre chemin dans l'inconnu, à écrire sa propre histoire. Il s'agit clairement d'une errance : Carroll s'amuse à perdre et à laisser se perdre son lecteur dans les aléas du récit, avec pour seule lanterne dans l'obscurité une jeune fille têtue et colérique, elle-même perdue mais obstinée, déterminée à avancer. Alice va à la rencontre de l'action et confronte ainsi les lois qui régissent son univers à celles en vigueur dans le monde qui l'entoure.

C'est justement par le langage qu'a lieu cette confrontation, la jeune fille s'accrochant aux vertueux mots de son anglais victorien, et les personnages qu'elle rencontre s'amusant à détourner la langue de Shakespeare et ses codes pour arriver vers un nonsense déroutant. Beaucoup pensent être justes lorsqu'ils qualifient l'oeuvre de Carroll d'absurde, mais il s'agit là d'un contresens. L'absurde a quelque chose de philosophique, voire de métaphysique ; l'absurde tend à pousser l'humanité dans ses retranchements, ses paradoxes et à en souligner tous les remplissages avec du vide. L'absurde n'est pas drôle en soi et met en lumière les stratagèmes et mécanismes que nous mettons en place pour faire taire le vertige qui est en nous. Le rire qui résulte de l'absurde est un rire de gêne, un rire d'inconfort, comme c'est le cas chez Beckett : on rit parce qu'on est confronté à nos propres paradoxes, à nos propres inquiétudes du temps qui passe. Le nonsense est bien différent de l'absurde, en ce qu'il est une forme d'humour. Il s'agit presque d'une inversion de notre monde, comme si celui-ci nous apparaissait en négatif. Le nonsense joue avec et sur nos mots, partant d'un énoncé clair pour en inverser le sens et/ou la destination. Le nonsense est donc construit selon une certaine logique : une logique contraire à celle que nous connaissons. Dans Ninotchka de Lubitsch, un personnage demande à un garçon de café : "Garçon, apportez-moi un café crème sans crème". Si l'on s'arrête là, on se trouve face à un énoncé plus proche de l'absurde que du nonsense. Mais le garçon lui répond : "Ah, nous n'avons pas de crème. Voulez-vous un café au lait sans lait ?". Et là on sourit, parce qu'il est insensé que le garçon reprenne l'absurdité de l'homme et l'amplifie, et parce que cela confère à l'absurdité une légitimité et une logique. Le nonsense provient ainsi beaucoup d'un effet de répétition/d'amplification et peut aussi naître d'un jeu de questions-réponses. On retrouve tout cela chez Carroll tout au long du récit, mais plus particulièrement dans la scène du Tea Party avec le Mad Hatter et le March Hare (l'exemple qui me vient à l'esprit est celui du temps, que le Mad Hatter présente comme une personne réelle qui n'aime pas être perdu ou battu, jouant sur le sens d'expressions toutes faites sur le temps). Ces deux personnages s'approprient le nonsense par tout ce qui le constitue : le jeu de mots, l'inversion, la répétition, la devinette, le détournement des codes et modèles. C'est dans ces conditions qu'apparait l'étrange devinette, posée par le Mad Hatter à Alice : Pourquoi un corbeau ressemble-t-il à un bureau ? Je peux parler du nonsense longtemps encore, entrer dans le détail, mais ça risque d'être long. Si le sujet vous intéresse, vous pourrez lire un article de Nicolas Cremona sur le sujet juste ici : http://www.fabula.org/atelier.php?Nonsense

J'associe ainsi le personnage d'Alice à l'enfance. Etant extrêmement nostalgique de mon enfance, je passe un peu mon temps à y réfléchir et à "théoriser" la chose. Pour moi, bien plus que Peter Pan, Alice incarne cette insouciance qui est celle de l'enfant qui joue. Alice est un personnage curieux, espiègle et entêté, qui va toujours aller de l'avant sans jamais se retourner et qui confronte les fondements de son éducation au monde qui l'entoure. Cette jeune fille ne fixe aucune barrière, aucune limite à sa curiosité, au risque d'être déçue, perdue ou désabusée. Je trouve que Peter Pan est la version névrotique d'Alice, dans le sens où Peter Pan tend à fixer l'état d'enfance, à le figer, quitte à ne plus le remettre en question. J'ai compris que l'idée était d'emprisonner son âme d'enfant, de rester un enfant même lorsqu'on est devenu adulte. Mais il y a quelque chose qui, quelque part, ne me convainc pas ni ne me convient dans ce modèle (puisqu'on parle de Peter Pan et d'enfance, à voir ou revoir Le Règne des enfants, l'excellente vidéo de Raphaël Descraques et Ludovic). Alice est prête à tout remettre en question dans ce qu'elle est, dans ce qui la constitue en dehors de sa curiosité, et c'est très justement cela qui fait qu'elle ne s'arrête jamais d'aller de l'avant. Selon moi, être adulte c'est s'arrêter, ne plus être curieux, ne plus s'intéresser, ne plus se remettre en cause ni en question. J'écris que je suis nostalgique de mon enfance justement parce que je constate avoir perdu ma curiosité, je constate mon auto-censure au quotidien, je constate ma peur de perdre ce que je suis, l'être que j'ai constitué par accumulations de savoirs et de croyances, de doutes mais aussi de certitudes. Je ne veux remettre en cause ni mes savoirs, ni mes croyances, ni mes doutes, ni mes certitudes. Et parfois, je vois cette enfant foncer tête baissée vers un monde fait d'inconnu, un monde effrayant donc mais un monde fascinant aussi et pour les mêmes raisons qu'il effraye. Je la vois qui passe devant moi et qui entre dans un terrier. Je voudrais la suivre. Je ne la suis pas.

 

Dorothy

"There's no place like home"

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C'est bien connu, la seule chose que désire Dorothy, c'est rentrer chez elle au Kansas. Pour cela elle n'a qu'une chose à faire : suivre la route de briques jaunes qui mène au Wizard of Oz. Dorothy n'est animée que par le désir de retrouver les siens, et c'est ce qui la motive à aller de l'avant. Au Kansas, elle est une enfant, aimée et chérie par des parents, protégée par un foyer dans lequel elle peut se réfugier lorsque le monde extérieur est trop cruel, à l'image de la voisine cherchant à lui prendre son chien Toto. Mais dans le Land of Oz, elle est livrée à elle-même et croise sur sa route des personnages en souffrance. Dorothy passe alors du statut d'enfant à celui de mère protectrice : c'est elle qui motive les troupes, emmène le petit groupe jusqu'au château, prend les décisions pour tous. Elle devient elle-même un foyer pour ses trois nouveaux amis : un lieu de sécurité et de réconfort, le pilier d'un groupe solide et uni face à l'adversité. Finalement, Dorothy comprend qu'elle est seule à détenir le pouvoir de rentrer chez elle et finit par taper trois fois des talons en répétant : "There's no place like home". Elle retourne ainsi à son point de départ comme elle l'a toujours souhaité, avec cette sensation nouvellement acquise que rien ne vaut le foyer familial. Elle laisse ceux qu'elle a porté tout au long de son périple pour se rendre compte en partant qu'ils ont contribué à la porter aussi, qu'ils ont été pour un temps son foyer, sa famille.

Dorothy est semblable à Alice sur bien des points, et les deux mythes tendent à se rejoindre dans des adaptations cinématographiques qui piochent tantôt chez l'un, tantôt chez l'autre. Ainsi Tim Burton, dans sa version du mythe d'Alice in Wonderland, emprunte l'imagerie du fameux Wonderful Wizard of Oz de 1939 pour faire passer son Alice dans le Wonderland. En effet, après sa chute dans le terrier du lapin, Alice atterit dans une pièce fermée et l'image est dans les tons Sépia. Elle parvient finalement à ouvrir la porte et entre alors dans un monde aux couleurs vives et à la verdure démesurément dense. Faites-vous le petit plaisir de revoir la scène dans laquelle Dorothy sort de sa maison après le passage de la tornade... c'est à peu de choses près la même : du Sépia au Technicolor !

Là encore, je peux parler des heures durant des points communs et des différences que peuvent avoir les deux héroïnes selon les adaptations qui en ont été faites, mais ça risque d'être trop long. Je considère Dorothy comme une ado, parce que c'est ce qu'elle est, c'est ce que renvoie le choix artistique de Judy Garland dans le rôle de Dorothy, et c'est ce qui ressort de la version de Flemming : Dorothy est une enfant sans l'être, une maman sans l'être, une adulte libre de ses choix sans l'être. Pour revenir sur Judy Garland, elle fut finalement préférée à d'autres actrices parce qu'ayant 14 ans, elle avait la tessiture d'une jeune adulte. Le film a d'ailleurs bien failli avoir des problèmes à cause de cela ; la chanson "Somewhere Over the Rainbow" devait notamment ne pas figurer au montage final, celle-ci prenant un tout autre sens selon si elle est chantée par une enfant ou par une jeune adulte (découvrir ce qu'il y a par-delà l'arc-en-ciel, c'est mignon et poétique à 10 ans, c'est équivoque à 16 ou 17...). Pour moi The Wonderful Wizard of Oz représente justement le passage de l'enfance à l'âge adulte. Il s'agit selon moi du moment où l'on comprend que l'on va avoir besoin des siens, plus encore qu'avant, parce que ce qui nous attend n'est pas joli joli... D'où le : "there's no place like home" et ce besoin de retrouver ses racines précisément au moment où l'on sent que l'on devient autre, que quelque chose en nous est en train de se perdre lentement mais irrémédiablement.

Une autre donnée du film (et de l'histoire, en fait), c'est le détail du "follow the Yellow Brick Road". Dorothy, pour rentrer chez elle, se doit de suivre la route de briques jaunes. Et en soi, même si des péripéties viennent entraver la bonne marche vers le château, même si la Wicked Wicked Witch of the East tente d'interrompre les plans de Dorothy, celle-ci n'a qu'une chose à faire : suivre cette route. Et donc aussi difficile à vivre que soit le passage de l'enfance à l'âge adulte, en soi la route est déjà toute tracée et ne reste à Dorothy qu'à la suivre. On est là à l'opposé du personnage d'Alice qui erre dans un monde d'inconnu et d'inconnus. Je me rappelle d'ailleurs une scène de la version de Walt Disney du mythe d'Alice, une scène durant laquelle celle-ci est perdue et finit par suivre un chemin tracé sur le sol. Elle n'a plus rien d'autre à faire que de rester sur ce chemin et avancer mais le nonsense (qui, chez Walt Disney, est visuel) frappe de nouveau et la jeune fille est dépassée par un chien qui efface le chemin, derrière et devant elle : Alice est plus perdue que jamais. Walt Disney a bien évidemment été marqué par The Wonderful Wizard of Oz et il se sert de cet imaginaire commun à chacun des américains pour son film (qui sera un gros échec commercial à sa sortie, soit dit en passant). Je vois donc Dorothy comme l'adolescente qui, sachant qu'elle est trop grande pour cela, rejoue à des jeux d'enfants et refuse ainsi la réalité du temps qui passe. Bien que son souhait le plus cher soit de rentrer chez elle, les images que l'on a du Kansas en début du film sont rudes, notamment à cause des tons Sépia qui évoquent la poussière et la sécheresse dans un décor fait de champs et de récoltes (tu parles d'une vision optimiste de l'avenir !). D'où la nécessité pour Dorothy d'aller voir "Over the Rainbow" et de laisser derrière elle la dure réalité.

 

Chihiro

"J'ai respiré, je suis désolée"

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J'adore ce film, et j'adore ce personnage. J'ai étrangement mis longtemps à mettre en relation Alice et l'univers du Voyage de Chihiro (et des Studio Ghibli de manière générale). Je dis étrangement parce qu'à présent les liens me semblent évidents, tant sur un plan thématique que visuel. Chihiro n'est pas Alice en ce qu'elle n'est pas curieuse : elle ne veut pas déménager, elle ne veut pas entrer dans le tunnel, elle ne veut pas goûter à la nourriture du parc... En tant qu'enfant, elle a un comportement d'adulte sédentaire. Une fois entrée dans les bains, elle fera tout pour revenir à ce qu'elle avait avant, et on retrouve là la personnalité de Dorothy et son "there's no place like home". Mais Chihiro est têtue, râleuse, tête-en-l'air, naïve, obstinée et on reconnaît bien là notre Alice. Le monde de Chihiro est lui aussi réglé comme du papier à musique et elle devra confronter ce qu'elle a appris à cet univers dans lequel elle fait irruption et qui est régi par d'autres codes, d'autres lois : un endroit où les enfants travaillent au lieu de vivre et où les humains sont rejetés ou changés en porcs pour servir de nourriture.

Ce film, c'est un balancement constant entre l'enfance et le monde de l'adulte. Chihiro est une enfant et elle conserve la naïvieté qui est celle de son âge, ce qui lui permettra de tenter ce que les autres ne feraient pas, d'aller là où elle ne devrait pas et de réussir là où n'importe qui d'autre échouerait. Mais Chihiro voit son enfance brisée par l'idée de ses parents engraissés pour être dévorés, par le poids des responsabilités, par l'acharnement au travail et à la tâche, par la perte de son identité. Plusieurs fois le personnage de Chihiro se voit dépassé par les événements (notamment au début de son arrivée dans les bains) et craque, se met à pleurer comme le ferait une petite fille qui se serait éloignée de ses parents puis perdue en un lieu inconnu. Il y a donc selon moi deux Chihiro comme il y a deux Haku, et l'enfer dans lequel est plongée la petite fille la pousse à se dépasser à et prendre des décisions, précisément les décisions que ses parents auraient du prendre pour elle si leur sort n'était pas entre ses mains.

Il y a une différence notoire entre Le Voyage de Chihiro et les deux autres mythes : Chihiro est amoureuse. C'est quelque chose que l'on ne retrouve ni avec Alice ni avec Dorothy et qui est en quelque sorte une thématique propre au studio Ghibli, à savoir le fait que le sentiment amoureux n'a pas de frontière. Je pense notamment à Sophie, amoureuse éperdue d'Hauru dans le Château ambulant. Je pense également à Mononoké, Porco Rosso, Ponyo sur la Falaise, La Colline aux Coquelicots et d'autres encore (je vous invite bien sûr à voir ces merveilleux films...). Chihiro est bel et bien amoureuse d'Haku et elle s'unit (en quelque sorte) à lui à la fin du film, lorsqu'elle lui rend son identité. A un moment du film, Chihiro n'est plus vraiment mue par le désir de revoir ses parents mais par celui de sauver Haku, et le dévouement qu'elle avait mis à la première tâche est repris et amplifié pour la réalisation de la seconde. Chihiro réalise qu'elle ne reverra plus ses parents mais elle se doit de continuer à aller de l'avant ; c'est l'amour qui lui donnera une quête à poursuivre. C'est aussi l'amour qui la fera s'accomplir et qui fera d'elle une héroïne devenue adulte, libre et maître de ses choix. Une fois l'aventure des bains passée et ses parents retrouvés, Chihiro n'a plus de raison de se comporter en adulte et redevient l'enfant qu'elle était, se laissant guider par ceux qui peuvent enfin lui reprendre ce fardeau. Chihiro et ses parents repassent par le tunnel qui les a menés à toute cette aventure et c'est comme si tout le poids d'avoir du prendre autant de décisions s'en était allé, comme si rien de tout cela n'avait existé. Chihiro redevient l'enfant qu'elle était mais n'est vraisemblablement plus la même. La relation qui unit Alice aux autres personnages n'est qu'une relation éphémère, ceux-ci n'étant que des rencontres, des gens de passage dans son évolution. Tim Burton fait cependant le choix de créer un lien fort et particulier entre son Alice et son Mad Hatter, une sorte de lien paternel, si bien que la scène des séparations (au moment où Alice rentre chez elle) est emprunte d'émotions et s'apparente à celle où Dorothy dit au revoir à l'épouvantail. En effet, il est celui avec lequel elle a noué le plus de liens et l'on sent que quelque chose d'unique les relie (amusez-vous là aussi à comparer les scènes, on est face à du gros clin d'oeil). Pour autant aucun des personnages n'est confronté au sentiment amoureux et à ses tourments comme l'est Chihiro qui craint pour la vie d'Haku, et cela fait d'elle une héroïne bien plus proche de l'âge adulte que ne pourra l'être Alice ou Dorothy. Miyazaki fait ainsi entrer l'évolution de toute une vie dans un temps et un espace limité.

 

Je me suis mis à écrire cet article sans idée précise. Le projet était simplement de parler de trois personnages qui me passionnent, de coucher sur écran les quelques idées qui me trottent dans la tête à leur sujet depuis quelques temps. Pour moi, ces trois grands mythes sont fondateurs et font partie de mon quotidien comme de ce qui m'a façonné en tant que personne. Ces trois personnages ont énormément de choses en commun et constituent un tout cohérent ; elles font écho à nombre de mes questionnements et interrogations, viennent se poser sur mon épaule à certains moments de doute pour me rappeler certaines choses essentielles ; parmi elles, le fait de rester curieux. Parfois (trop souvent) je les ignore, parfois j'oublie qu'elles sont là. D'autres fois je relis quelques pages, revois des images, et me remémore tout ce que ces chefs-d'oeuvre m'ont apporté. J'espère ne pas en avoir fini avec ces trois-là ici. Remarquez que c'est après plus de quarante articles que j'approche ce qui a donné son nom à ce blog... J'aurais pris mon temps !

 

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March Hare