Voilà quelques temps que rien ne vit, que rien ne pousse sur ce blog stérile. C'est qu'il a fallu (et qu'il faut) tout remettre en ordre là-haut ; ça prend du temps, et c'est difficile. Un pas, puis un autre, et un autre encore. Puis l'inertie d'un enfant qui s'assoit, bras croisés, incarnant le "non". Se relever, se rassoir. Faire trois pas en arrière, se rassoir. Pleurer des heures le petit bobo. Comment écrire à nouveau lorsqu'on en est là ? Quand on a appris aux images à faire écran noir, l'esprit devient une excroissance inutile et gênante. Alors je ne sais pas, peut-être n'est-ce qu'un ultime soubresaut, mais une série de nouvelles sont en train de se former, et un projet monstrueux sort tout juste les doigts de terre, prêt à venir me hanter si je lui en laisse l'opportunité.

 

Ne plus attendre, ne plus végéter, ne plus rêver, ne plus entendre que je ne suis pas capable : faire, faire, faire et faire. Faire sans craindre, faire sans réfléchir, faire pour moi et pour moi seul ; faire, et se retourner en bout de course pour voir les autres arriver, essoufflés. Foncer tête baissée, quitte à se prend le mur.

 

March Hare

 

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